Exposition Photo Agnès L & Marie Andreász – “Le silence de la lumière
Poésie photographique du noir et blanc vers la lumière…
Agnès L et Marie Andreász vous invite dans cette exposition à visiter leur recherche de la lumière, à travers cette photographie contemporaine poétique, mais aussi en explorant divers procédés anciens…une manière de fêter le bicentenaire de la photographie à travers des techniques historiques et une interprétation originale de leurs histoires personnelles dans une histoire plus grande, celle de la rencontre de deux artistes.
Toutes deux membres de l’association ART++ et fondatrices du collectif The Dream Is Over, dont ce sont les 10 ans en ce mois de mai 2026, c’est donc ici aussi un anniversaire collégial et artistique.
« Il n’y a pas de lumière sans ombre…
L’une se livre à de longues marches méditatives, contemplatives, silencieuses, et qui l’inspirent.
L’autre voit le silence nourrir son atelier, l’orienter vers un espace rythmé d’apparitions et d’extinctions.
Pour l’une, il en naît des photogrammes de végétaux exhumés d’un herbier, des mandalas aux strates qui, se dissimulant les unes aux autres, révèlent graduellement la lumière.
Pour l’autre, il en naît des images qui ne paraissent éclairées que de l’intérieur d’elles-mêmes, des images où des objets éphémères se trouvent haussés au rang des éternelles idées.
Toutes deux, au fond, marchent d’un même rythme, fouillent la nature profonde du monde, l’essence de l’univers polymorphe et unique.
Toutes deux, dans un authentique élan spirituel, révèlent le lien qui nous unit au temps présent et, à travers sa diversité, à l’unicité du monde.
Toutes deux ne visent qu’à une chose : ré-enchanter le monde ».
Philippe André
TECHNIQUES : ambrotypes, gommes bichromates, cyanotypes, photogrammes, photographie argentique, photographie numérique, tirages pigmentaire…
AGNES AL
En parallèle d’une carrière dans la communication et le graphisme, principalement dans des agences d’architecture et d’événementiel culturel de Montpellier et sa
région, j’ai toujours consacré une part de mon temps à la vie associative et culturelle, plus particulièrement la photographie contemporaine, en organisant des
expositions, participant à des festivals en tant qu’artiste exposé (Les Boutographies à Montpellier, Les Rencontres Internationales de la Photographie à Arles, le festival
InCadaques en Espagne entre autres).
Cette passion pour l’image a toujours été en lien avec une autre passion : la conscience de la nature et le lien vital qui nous y unit en tant qu’humain, mais aussi en tant
qu’artiste, sensible et susceptible de pouvoir en exprimer l’essence. Bien sûr pour en montrer la beauté, mais plus encore pour en révéler l’extreme nécessité que nous
avons de nous y relier, et par suite évidemment de la respecter et la protéger.
De là est venu l’intérêt grandissant pour tous les éléments composant notre nature-mère : ses paysages et sa temporalité, comme sa nature physique (la géologie de ses
sols, les herbiers et leurs végétaux), mais aussi la conscience de la vie, humaine mais aussi animale, végétale, organique…
Par suite un très large éventail de signes de cette force vitale transmise à l’humain dans sa naturalité par différents axes à notre disposition, allant de la marche à la
méditation, en passant par la photographie ou l’écoute nocturne des sons de la foret, sont devenus des composantes essentielles de mon travail d’auteur avant la
conception de l’oeuvre toute une démarche physique, philosophique et spirituelle s’impose et m’amène naturellement vers un travail visuel terminal.
Avec une préférence pour les procédés anciens, dit « historiques » dont les manipulations techniques et chimiques permettent des possibilités d’expérimentation sans
fin, et les papiers artisanaux (végétaux et/ou japonais), les documents anciens (cartes ou livres) je tente de relier la nature dans sa composition matérielle à l’humain qui
grâce à l’art et l’oeuvre d’art peut avancer une tentative de sublimation : c’est l’art d’Ovide qui sublimant la nature, la magnifie et en transcende non seulement sa
beauté mais aussi et surtout son essence même.
Livres des métamorphoses d’Ovide.
”… dimittit animum in artes ignotas, novatque naturam ”: ” … il dirige son esprit dans des arts inconnus, et il renouvelle la nature”.
”11_le petit s’en va, le grand vient. la paix” est une quête personnelle et spirituelle, l’exploration profonde au coeur de notre mère-nature, de cette force inspirante qui
donne un sens à notre vie malgré sa fragilité.
C’est une aventure vers une conscience universelle de l’existence, une tentative visionnaire remplie d’espoir, de respect et d’amour envers notre planète, notre terremère
: un voyage intérieur dont l’esprit et le coeur sont les héros, une réalisation du héros en chacun de nous.
« la pleine réussite de l’aventure du héros a pour effet de libérer le flux vital et de le faire à nouveau circuler à l’intérieur du corps du monde. Ce miracle peut être
représenté, sur le plan physique, comme la circulation d’une substance nourricière, sous son aspect dynamique, comme un courant d’énergie, ou, en terme de
spiritualité, comme une manifestation de la grâce.»
Joseph Campell
AGNES L.
Instagram : agnes_al_
www.agnesl.fr / www.artplusplus.fr / www.art.agnesl.fr
MARIE ANDREASZ
Âgée de vingt-huit ans, infirmière en psychiatrie et devant vivre au Canada, je ne pouvais y exercer pour des raisons d’équivalences de diplômes. Après une année de théâtre à l’Université de Moncton (New Brunswick), j’ai réalisé que j’étais plus attirée par le côté visuel, qui, au fond m’avait toujours portée depuis mon enfance au milieu de la nature, et surtout auprès d’un grand-père « taiseux ».
Je me suis donc inscrite l’année suivante en section photographie.
Notre professeur, dans le cadre d’un cours où nous étions peu d’inscrits, se montrait très stimulant, aiguisant notre curiosité, nous laissant libre accès au matériel de prise de vue, au labo… Ayant été lui-même l’élève de Robert Frank à l’Université de Rochester (État de New-York, USA), il invita ce dernier, qui résidait non loin, à Mabou (Île du Cap Breton, Nouvelle Ecosse), à venir nous dispenser son enseignement qui était un véritable carnet de voyages.
Robert Frank regardait nos tirages… Il nous disait très franchement ce qu’il pensait, cash si je peux dire, faisant preuve à la fois d’une immense générosité et d’une grande exigence, nous parlant aussi de ses propres travaux, et notamment de son fameux livre « Les Américains »
(publié en 1958 et devenu un ouvrage culte).
Robert Frank, ce photographe si singulier, est alors devenu mon père spirituel dans le domaine de la photographie. Il nous a quitté en 2019. Il me guide encore quotidiennement dans sa conception artistique sans compromis…
Instagram : marieandreasz
www.marieandreasz.com










