“JANE CARO,
Quand il s’agit du peintre de dresser le portrait,
La tendance habituelle est de forcer le trait,
Si ceci est usuel au manieur de pinceau
Pensez à Rembrandt, pensez à Picasso,
Ayez une pensée pour le manieur de mots
A qui l’on a confié celui de Jane Caro !!
Il peut certes évoquer son amour des poules
Et celui des chevaux entre autres animaux
Vous n’en ferez pas le tour sans devenir maboule
La Janene fait pas das la peinture à l’eau !!
Car elle est souvent où on ne l’attend pas
Son talent polymorphe est partout à la fois
Portraits et paysages peuplent un univers
Qui va de la Camargue aux confins du désert de
De l’abstrait au concret souvent vice et versa
Cette errance est comme une profession de foi
Le chemin de croix qui mène au Golgotha
Pour son art elle est prête à tout sacrifier
Il n’y a sûrement pas à devoir l’en prier.
Lawrence Durell qui a croisé sa route
L’a compris avant tous et l’a encouragé
A Sommières en lui criant avant toute,
Depuis lors son talent n’a fait que progresser
Elle est bien sûr la seule à en douter,
Il ne nous reste chère Jane qu’à trinquer
Seul domaine où je ne t’ai jamais vu refuser.
Santé, ma Jane.”
Richard Lejeune
(Il nous a quitté ce printemps. Il aimait écrire à propos de ses amis.)